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Comment rebondir après un échec entrepreneurial ?

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Rebondir après l'échec
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Pixabay - greekfood-tamystika - CC0 Creative Commons
L'échec entrepreneurial est un pas vers la réussite : c'est pour ça qu'il est intéressant de tester son projet en grandeur nature. En démarrant opérationnellement, on peut redresser notre trajectoire, on peut mieux s'outiller, et on en tire des leçons pour avancer et ne pas commettre les mêmes erreurs la prochaine fois.

Un véritable tabou

En France, 46% de la population estime que la fermeture d'une entreprise représente la fin de la vie professionnelle de son propriétaire. Néanmoins, ce pessimisme n’est pas universel. Par exemple, seulement 21% des habitants de la Silicon Valley pensent que la faillite équivaut à la fin de leur carrière.

L’échec est une expérience que des personnages publics comme Samuel L Jackson, JK Rowling ou Sir James Dyson ont vécu. Ils sont passés par des moments difficiles dont avons tiré trois leçons :

  1. On peut entreprendre en étant chômeur. JK Rowling recevait de l’aide pendant qu’elle écrivait Harry Potter, ce qui ne l'a pas empêchée de vendre 450 millions d’exemplaires dans 67 langues. C'est d'ailleurs la première auteure milliardaire.
  2. La persévérance est essentielle. Sir James Dyson, l’inventeur de l’aspirateur futuriste, a connu l’échec de 5 126 prototypes avant de créer son produit terminé, qui se vendait à 2000$ pièce au Japon dans ses débuts. Aujourd’hui, Dyson embauche plus de 1 000 ingénieurs.
  3. On peut réussir à tout âge. Après avoir obtenu son premier rôle à 41 ans, Samuel L Jackson a travaillé dans plus de 160 films.

Dans cette optique, « l’échec » peut être considéré comme une étape vers la réussite. Robert Rondstadt, entrepreneur chercheur, a perçu l’expérience comme un couloir. Quand l’entrepreneur débute, il lui est impossible de savoir ce qui l'attend. Il applique, au moindre pas, l’enseignement tiré du pas antérieur. De cette manière, il apprend de l’échec et il est plus probable qu’il réussisse la prochaine fois.

C’est en ajustant son modèle et ses outils qu’on évolue

Même si on maîtrise notre produit / service, il y aura toujours des éléments qu’on gèrera moins bien. Les tours et détours de la comptabilité, les subtilités des relations client … Il faut être positif et dynamique face aux difficultés.

Si un entrepreneur commet des erreurs au départ, il peut modifier sa façon de faire pour la prochaine fois. Une alternative intéressante serait de s’appuyer sur l’outil créé par le réseau des couveuses d’entreprises.

Conçu au départ pour faire gagner du temps aux entrepreneurs des couveuses, le réseau a optimisé sa plateforme d’e-facturation pour simplifier la gestion administrative. Numix Facturation attribue de manière automatique les numéros de factures, ce qui assure une chronologie correcte sans avoir à y réfléchir.

D’après Albert Einstein, « il n’y a pas d’échec, il n’y a que des abandons ». Ce principe s’applique fortement à l’entrepreneuriat : si ça ne marche pas tout de suite, ce n’est pas grave.

Une approche tâtonnante où les actions émergent selon ce que l’on observe

Apprendre pendant l’expérience est justement le principe de l’effectuation. Conçue par la chercheuse Sarasvathy suite à l’observation des techniques de plusieurs entrepreneurs à succès, la théorie de l'effectuation comprend une mise en valeur des moyens dont on dispose déjà afin de se lancer.

Une façon de rebondir est de tester le projet, et de réessayer en optimisant sa façon de procéder. Un démarrage opérationnel rendu possible dans une couveuse d’entreprises. « La couveuse me permet de tester mon idée et de vérifier son adéquation avec le marché local » explique Nathalie Garrison, entrepreneure à l’essai de la couveuse La Capitelle de Nîmes. Azael Avaristo, qui a commencé dans la couveuse de Montpellier, est du même avis : « La couveuse Context’Art m’a apporté une aide méthodologique et un cadre juridique très utiles.» Effectivement, le contrat CAPE, dispositif des couveuses, permet de facturer et de récupérer lEs revenus avant l’immatriculation.

Au niveau financier du rebond, l’entrepreneur arrive face aux financeurs suite au passage en couveuse avec un projet déjà testé, un premier chiffre d’affaires, les premiers clients et prospects.

Où trouver une couveuse ?

Une fois que l’entrepreneur a échoué et appris, va-t-il réussir ? Tout comme l’échec, la réussite est subjective. Pas forcément monétaire, elle se mesure plutôt selon les motivations des entrepreneurs : avoir plus de liberté, de flexibilité, d'indépendance… Le rebond est donc aussi divers que la réussite et l'échec.

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L'Union des Couveuses d'Entreprises
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