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Les filles, si vous osiez l'entrepreneuriat ?

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Entrepreneuriat féminin
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La part des femmes dans la création d'entreprises est encore très minoritaire. Un réel manque à gagner pour l'économie française, qui souhaite faire évoluer les mentalités en encourageant les jeunes filles à s'engager dans la voie de l'entrepreneuriat.

Chaque année, plus de 70 % des entreprises nouvellement créées le sont par des hommes. Seules 40 % des créations d'entreprises sont portées par des femmes. Entreprendre se conjuguerait-il uniquement au masculin ? Non, bien sûr !

Une moindre confiance en soi

Pourquoi une telle disparité selon le sexe ? Parce que les femmes se sous-estiment : selon une étude du Global Entrepreneurship Monitor, seules 29 % se croient capables de mener à bien la création d'une entreprise, contre 42 % des hommes. Pourtant, quand elles se lancent, les femmes n'échouent pas plus que les hommes. Elles sont même à égalité avec eux en termes de succès. Trois ans après leur création, leurs entreprises existent encore à 65 %, contre 66 % pour les entreprises créées par des hommes, selon la banque publique d'investissement Bpifrance. 

Une semaine de manifestations et de rencontres

C'est pour donner envie aux filles d'oser que le secrétariat d'État aux Droits des femmes et le mouvement 100.000 entrepreneurs organisent chaque année la semaine de l'entrepreneuriat féminin. Plus de 400 femmes entrepreneuses, sportives de haut niveau ou femmes politiques partagent leurs expériences avec des collégiens, lycéens et étudiants, directement dans les classes ou dans des forums, afin de leur faire découvrir leurs métiers.  "Nous voulons leur transmettre l'envie d'entreprendre et diffuser une image plus féminine de l'entrepreneuriat", explique Maud Prétot, la déléguée régionale de 100.000 entrepreneurs en Île-de-France.

Portrait d'entrepreneuse : "Mes patrons m'ont tous donné envie d'entreprendre."

Maud Mazzola Rossi, 29 ans, est artisan-peintre-créatrice d'espace de vie à Nantes. Elle raconte son parcours et ce qui l'a poussée à entreprendre.

 

Vivez vos rêves jusqu'au bout : sautez le pas, osez l'entrepreneuriat. Si un projet bouillonne dans votre tête, il ne doit pas y rester : vous devez le concrétiser.

Ce qu'elle aime dans le fait d'avoir son entreprise 

À 29 ans, Maud a accompli son rêve professionnel : elle a lancé début 2016 sa petite société de peinture et de décoration d'intérieur, Maezzolla. Une pierre blanche dans son parcours de formation et dans sa vie professionnelle. "Depuis que j'ai eu mon premier patron, lors de mon CAP en 2005, j'ai eu envie de faire comme lui et d'être à mon compte. Être entrepreneur permet d'être libre, même s'il y a des contraintes. Je prends un projet de A à Z, je choisis les partenaires avec lesquels je travaille. Et je travaille à ma façon. Par exemple, je suis respectueuse de l'environnement."

 

Sa formation

Après un CAP de peintre en bâtiment dans un CFA de Rouen, Maud intègre les Compagnons du devoir pour y préparer son brevet professionnel (BP). À cette occasion, elle effectue le fameux Tour de France des compagnons : quatre années (de 2007 à 2011) à sillonner les villes de France pour apprendre en l'exerçant son métier. Elle obtient son diplôme en candidate libre en 2011. Puis travaille pour divers employeurs jusqu'à l'été 2015, où elle prépare et peaufine son projet d'entreprise : recherche de commandes, financement, formalités administratives...

Son message aux filles

"Vivez vos rêves jusqu'au bout : sautez le pas, osez l'entrepreneuriat. Si un projet bouillonne dans votre tête, il ne doit pas y rester : vous devez le concrétiser."

 

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ETUD
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