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Pompier volontaire ou professionnel : courage et dévouement

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Pompiers, courage et dévouement
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Pixabay - lecreusois - CC0 Creative Commons
En France, 193 700 sapeurs-pompiers volontaires et
41 000 sapeurs-pompiers professionnels œuvrent chaque jour pour notre sécurité. 80 % des sapeurs-pompiers sont donc volontaires. Ils participent aux mêmes interventions que les sapeurs-pompiers professionnels et leur formation est quasiment identique. Une seule chose les différencie : les pompiers volontaires ont un autre métier en parallèle.

Des missions variées : jamais de routine, beaucoup d’action

On les associe souvent aux incendies, mais la lutte contre les feux représente moins de 10 % des interventions des sapeurs-pompiers. Leurs missions sont de quatre types : le secours à la personne (75 % des interventions : personnes malades, blessées, intoxiquées, noyées, etc.), les incendies (7 %), les accidents (6 % : accidents de la circulation, accidents maritimes, ferroviaires ou aériens), et les risques environnementaux ou les catastrophes naturelles (risques industriels, pollution, inondations, etc.).

Les tests : valables pour les professionnels et les volontaires

Si vous devez remplir certaines conditions administratives simples (ne jamais avoir été condamné, avoir au moins 16 ans, résider en France), il vous faut également correspondre à des conditions physiques et médicales strictes, qui seront évaluées au moyen de tests : de vision (acuité visuelle, couleurs), d’audition et psychotechniques. Par ailleurs, il est impératif d’être à jour de vos vaccins (surtout le BCG et l’hépatite) et de signaler toute affection allergique ou asthmatique.

Volontaire ou professionnel : quels critères de sélection ?

Pour devenir pompier professionnel, vous devez justifier d’un diplôme de niveau V, c’est-à-dire équivalant au CAP (certificat d’aptitude professionnelle), ou au DNB (diplôme national du brevet). Vous présentez ensuite un concours qui comprend trois épreuves : des épreuves écrites de pré-admissibilité (dictée et mathématiques), des épreuves physiques d’admission (natation, endurance cardio-respiratoire, souplesse, endurance musculaire de la ceinture dorso-abdominale, endurance musculaire des membres supérieurs ou endurance musculaire des membres inférieurs). Si vous passez chacune de ces étapes, la dernière épreuve d’admission se déroule sous la forme d’un entretien de motivation avec un jury. En pratique, l’inscription au concours se fait directement auprès des SDIS (service départementaux d’incendie et de secours).

 

Aller plus loin...

En quoi consistent les tests psychotechniques ?

Ils se présentent sous la forme d’un QCM (questionnaire à choix multiples) dans lequel on vous demande votre réaction face à des événements et des situations particulières.

Pour devenir pompier volontaire, les  critères de recrutement sont différents suivant les départements. Pour en avoir une idée précise, il faut contacter le service recrutement de votre SDIS afin de connaître ceux en vigueur dans le vôtre, ou vous rapprocher du centre de secours le plus proche de votre domicile. Néanmoins, pour les SPV (sapeurs-pompiers volontaires), ils sont globalement calqués sur les mêmes épreuves que pour les SPP (sapeurs-pompiers professionnels). Parfois, les barèmes peuvent différer en fonction de l’âge et du sexe.  

Volontaire ou professionnel : en quoi consiste la formation ?

Un SPV (voir le témoignage de Sandrine Riou) a plus de temps pour se former qu’un SPP. Il doit effectuer une formation de 200 heures sur une période allant de 1 à 3 ans, qui s’articule autour de plusieurs modules : formation au secours à la personne ; formation au secours routier ; formation de lutte contre les incendies ; formation concernant les opérations diverses (fuites d’eau, sauvetage ou capture d’animaux).

Une fois réussi le concours, le SPP (voir le témoignage de Laëtitia Maik) est inscrit sur une liste d’aptitudes. Il doit déposer sa candidature dans les SDIS (services départementaux d’incendie et de secours). Une fois recruté, le SPP suit alors une formation initiale de 4 mois à temps plein. Il doit valider les mêmes modules qu’un SPV. À l'issue de sa formation, s'il valide chacun des modules, le stagiaire devient sapeur-pompier professionnel dans son SDIS d'appartenance.

Devenir jeunes sapeurs-pompiers (JSP)

La formation de jeune sapeur-pompier, encadrée par des sapeurs-pompiers professionnels (voir le témoignage de Gaëtan Galli) ou volontaires formés pour ce travail, se déroule généralement les mercredis et/ou samedis. Elle dure quatre ans, du JSP1 au JSP4. Elle s’adresse à de jeunes adolescents âgés de 11 à 18 ans. Elle est composée de cours théoriques et pratiques, de sport et d’initiation aux différentes facettes du métier. Ils sont aujourd’hui plus de 27 000 à se préparer aux missions de sapeur-pompier et constituent un véritable vivier de recrutement pour les futurs sapeurs-pompiers volontaires.

Les conditions à remplir pour s’inscrire sont simples : présenter un certificat médical d'aptitude physique délivré par un médecin sapeur-pompier, une autorisation parentale pour les mineurs, et un certificat de vaccination antitétanique en cours de validité. La formation aboutit in fine à l’obtention du brevet national de JSP, dont les épreuves sont à retrouver sur le site du ministère de l’Intérieur.

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Onisep