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Quels métiers pour devenir votre propre patron ?

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Un vent d'indépendance souffle au-dessus de votre tête. Bonne nouvelle : parmi ces professions emblématiques, vous allez pouvoir trouver de quoi devenir votre propre boss ! Si vous n'avez pas peur de l'inconnu et que vous savez vous organiser, soyez bien attentif aux conseils qui suivent.

Si aujourd'hui travailler comme indépendant renvoie à des situations juridiques et financières très disparates, associées dans le pire des cas à la précarité, certains métiers impliquent depuis longtemps le fait d'être "à son compte", ou s'exercent plus facilement de cette façon.

Designer, traducteur, journaliste

Ils travaillent à la mission, à la commande, souvent chez eux ou dans des espaces de coworking. Leur outil de prédilection est leur ordinateur. Les graphistes ou designers font partie des professions qui peuvent facilement s'exercer en freelance. Ils recoupent une grande variété de spécialités (design graphique et de communication, design de produits, design d'espaces), et travaillent pour différents types de secteur (édition, publicité, médias, communication, consommation, Web).

Concrètement, les designers créent la physionomie de sites Web, inventent des logos, proposent des identités visuelles, réalisent des couvertures, des plaquettes, imaginent la place du texte et de l'image pour différents types de support, ou la forme de l'espace de vente d'un produit... L'impact du numérique sur ce métier l'a complètement transformé : il est rare d'être designer sans toucher au Web, et réciproquement.

Les agences recrutant de moins en moins, cette profession s'exercent de plus en plus en freelance. "Si vous avez une spécialité, une expertise, vous pouvez bien vous en sortir comme indépendant", explique François Caspar, président de l'Alliance Française des Designers (AFD), "les agences font appel sinon à des freelances pour des missions aux délais serrés, mais ce sont des missions moins payées." Selon l'AFD, la majorité des designers freelance gagnent autour de 25.000 € bruts annuels. "Les plus experts peuvent gagner jusqu'à 60.000 € bruts par an", ajoute François Caspar. Dans le même genre de professions pouvant s'exercer à la mission, on trouve également les traducteurs et interprètes (qui pratiquent des tarifs au nombre de mots), ou encore les journalistes "à la pige" (payés en salaire mais au nombre de feuillets produits). Ces derniers, qui représentaient presque un journaliste sur cinq en 2014 (et plus d'un sur trois entrant dans la profession), gagnent en moyenne 2.000 € bruts par mois.

Artisan et commerçant

Sous l'appellation d'artisans, on trouve une catégorie à part d'entrepreneurs ou chefs d'entreprise : ils n'emploient pas plus de dix salariés, et leur activité concerne la production, la transformation d'une matière première, la réparation ou la prestation de services. Les domaines couverts par l'artisanat sont le bâtiment, l'alimentation, la production et les services. Une grande variété de profils s'y retrouvent, du maroquinier au peintre en bâtiment à son compte, en passant par le boulanger ou l'entrepreneur proposant des services de jardinages... En moyenne, un artisan gagne, en fonction des secteurs, de 1.600 à 2.600 € bruts mensuels.

Les artisans qui disposent de leur propre boutique peuvent également être assimilés à des commerçants. Les commerçants de détail qui ne vendent pas leurs propres fabrications sont également des travailleurs indépendants, qui gèrent leur petite entreprise de commerce. Le commerçant gère son espace de vente (loué ou acheté), ses stocks, sa publicité, ses éventuels employés, son service après-vente... Aujourd'hui le commerce indépendant représente quasiment les deux tiers du commerce en France.

Chef d'entreprise

Même si un artisan ou un commerçant est chef d'entreprise, ces deux catégories n'englobent pas à elles seules l'ensemble des profils des chefs d'entreprise. Celui qui crée l'entreprise doit accomplir un nombre important de démarches pour l'enregistrer administrativement, et c'est lui qui est le responsable de la légalité des activités et des emplois. Le chef d'entreprise est à la tête d'une activité qu'il a créée ou reprise. En fonction du nombre de personnes qu'il emploie, il sera à la tête d'une "micro-entreprise", d'une TPE, d'une PME (petite et moyenne entreprise), d'une ETI (entreprise de taille intermédiaire), ou d'une grande entreprise.

Les jeunes chefs d'entreprises ont des profils très variés, même si les connaissances en gestion sont indispensables. Pour lancer leur entreprise, certains vont s'appuyer sur un incubateur, lieu à disposition des créateurs d'entreprises offrant un local, des conseils et autres services. Des lieux de plus en plus proposés par les écoles, de commerce en particulier, mais aussi les collectivités territoriales. Les premières années d'existence, les jeunes entreprises bénéficient de certaines aides : allègement des cotisations sociales (taxes que l'entrepreneur paie sur les salaires de ses employés) et des charges fiscales (impôts sur les sociétés), prêts et crédits solidaires, etc.

Agriculteur

Chef d'entreprise à sa façon, l'agriculteur est lui aussi à son compte. L'exploitant agricole tire son bénéfice de la terre ou de l'élevage (et des produits associés – viande, lait, beurre, crème, fromage), parfois des deux en même temps. Soumis à d'importants contrôles et réglementations, en constante évolution, l'agriculteur ne compte pas ses heures, même si le métier a énormément évolué.

De fait, qu'il soit à la tête d'une petite ou d'une grande exploitation, l'agriculteur d'aujourd'hui s'appuie sur les nouvelles technologies au quotidien : machines équipées en GPS, conservation des semences, génétique animale, météorologie, capteurs d'humidité, chimie des sols, etc. Le développement de ces nouveaux outils est en pleine expansion, comme en témoignent par exemple les projets de robots agricoles, à tel point qu'on parle d'"agriculture numérique." En lien avec l'environnement, l'agriculteur est au cœur des réflexions sur le développement durable et devrait jouer sur ce terrain un rôle important à l'avenir.

Intermittent du spectacle

Comédiens, danseurs, mimes, techniciens son, régisseurs lumière, costumiers, musiciens, artistes de cirque... que ce soit face aux projecteurs ou en coulisses, ce sont eux qui font le spectacle vivant mais aussi la production audiovisuelle (cinéma, télévision) et musicale.  Payés au cachet, qui correspond par exemple à une représentation, une journée sur un tournage, une répétition, ils doivent cumuler un certain nombre d'heures de travail pour accéder à l'assurance-chômage liée au statut d'intermittent du spectacle : des indemnités qui leur permettent, quand ils sont en phase de création, de vivre. En moyenne, les intermittents touchent 2.300 € bruts par mois. Un chiffre qui cache de fortes disparités : d'une part, près de la moitié des intermittents ne travaillent pas assez pour toucher ces indemnités, d'autre part le revenu médian se situe à environ 25.000 € bruts annuels. Ce qui signifie que la moitié des intermittents touchant des indemnités gagnent au maximum 2.000 € bruts par mois. Très dépendante des subventions publiques vers les projets culturels, et donc assez inégale en fonction des territoires, la vie de l'intermittent est incertaine, et suppose souvent de cumuler plusieurs projets simultanément pour s'en sortir.

Sans oublier les professions libérales !

Sous la bannière des indépendants, il ne faut pas oublier les professions libérales, terme qui désigne des métiers exercés souvent individuellement, au service d'un client ou du public, et relevant d'une certaine éthique (ou déontologie professionnelle).

Il existe trois grandes catégories de professions libérales : celles de la santé (infirmier, médecin, kinésithérapeute, etc), celles du juridique (avocat, notaire, huissier, etc), celles du cadre de vie et du chiffre (expert-comptable, architecte, paysagiste, etc).

 

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