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Des 4e d’un collège breton ont fait le buzz avec la création de l’Amplicube, un accessoire pour portables

Les 4e du collège Camille-Vallaux (29)
Mini-entrepreneurs
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Mini entreprise Fabrik Vallo
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Fabrik Vallo
L’Amplicube, un amplificateur pour portables, a été lancé par La FabriK’ Valo, la mini-entreprise du collège Camille-Vallaux du Relecq-Kerhuon (29), en Bretagne. Ce projet, intégralement conçu et commercialisé par des entrepreneurs en herbe de 4e, a fait du bruit au niveau national en remportant le 2e prix au concours Kangae.

« Dominique Weinling, la principale du collège, voulait développer une mini-entreprise et un esprit “apprendre en faisant” au sein du collège pour fédérer des jeunes et en faire la clé du parcours des élèves », raconte Claire Quéré, responsable du CDI. L’objectif : faire cohabiter au cœur d’un vrai projet professionnel des élèves de SEGPA (section d'enseignement général et professionnel adapté) et des élèves de classes généralistes dans l’établissement.

Entreprendre pour apprendre

Fin août 2018, la principale inscrit le collège dans la liste des candidats au concours Entreprendre pour apprendre Bretagne, la branche régionale du réseau EPA, une association à but non lucratif qui vise à promouvoir le goût d'entreprendre chez les jeunes scolarisés. À la rentrée scolaire, elle présente le projet à deux classes de 4intéressées. Les contraintes sont simples : toute l’activité autour de la construction de cette mini-entreprise est hors programme et hors temps scolaire.

Recrutement sur CV

« Vingt-huit élèves sur ces 2 classes ont accepté de jouer le jeu. Après les vacances de la Toussaint, ils ont voté pour le projet qu’ils voulaient construire, et qu’ils avaient eux-mêmes imaginé : la fabrication d’enceintes nomades sans fil pour téléphones portables », raconte Claire Quéré, qui contribue à l’encadrement de la jeune troupe. 

Rien n’est laissé au hasard, comme dans la vraie vie : l’entreprise Adecco, sollicitée comme partenaire, fait passer des « entretiens d’embauche » après que les élèves ont envoyé leurs CV et des lettres de motivation : « Différents pôles, de la fabrication à la communication en passant par le marketing, ont été montés, et il fallait pourvoir les postes de chacun, avec un souci de légitimité. Ils ont tenu les commandes de leur entreprise comme des pros, de A à Z », explique Claire Quéré.

Sur le podium du concours Kangae

Au total, 168 Amplicubes sont vendus : le centre Leclerc local, dont le directeur est parrain du projet, a offert deux samedis de suite un stand aux élèves pour la commercialisation. Les « mini-comptables » constatent que l’avance sur recettes a été remboursée. En mai 2019, Claire Quéré décide de présenter le projet et son déroulé au concours national Kangae. « Je voulais effacer la déception des élèves, qui n’avaient pas été récompensés par le salon des mini-entreprises EPA, car les critères de solidarité et de développement durables étaient absents du projet. » Banco ! La présentation séduit le jury, et les élèves remportent le 2e prix.

Début novembre dernier, un chèque de 2 000 €, dont la moitié en chèques-cadeaux à raison de 20 € par participant, est venu récompenser leurs efforts. Le reste de la somme sera consacré à l‘achat de poufs géantspour le confort du foyer. Une fierté pour le collège et un défi relevé autant par les accompagnants que par des jeunes qui se sont frottés à un parcours pro avant l’heure.

   

Aller plus loin...

Une mini-entreprise est créée par des jeunes de 14 à 25 ans, tous volontaires, le temps d'une année scolaire. Encadrée par un(e) professeur(e) et un(e) conseiller(ère) professionnel(le), elle a pour objectif d'initier ces élèves au monde de l'entreprise, de cultiver leur goût d'entreprendre et de révéler leurs potentiels.

En mai, les mini-entreprises participent à un concours régional en vue de candidater au prix national.

Informations et contacts sur : http://www.entreprendre-pour-apprendre.fr

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Auteur
Nathalie Helal, Kangae
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