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Gaëtan Galli : former des jeunes sapeurs-pompiers, une évidence

Gaëtan Galli, 36 ans
Président d'une section JSP (jeunes sapeurs-pompiers)
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Gaëtan Galli, président d'une section JSP
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Onisep
Après un BTS dans le domaine industriel et 16 années passées dans le milieu associatif, Gaëtan, pompier professionnel, est depuis 4 ans président d’une section de JSP. Il forme chaque année de jeunes aspirants pompiers dès l’âge de 13 ans.
Les critères d’âge sont-ils importants ?

Oui. Avant l’âge de 13 ans, la morphologie de l’enfant n’est pas définitive (ossature, musculature, etc.). On organise d’ailleurs les quatre années de formation de 13 à 17 ans, en fonction du développement physique de l’enfant.

Quelles sont les épreuves de sélection ?

Il n’y a pas d’épreuves homogénéisées au niveau national, mais elles restent globalement identiques. On retrouve toujours le test sportif (par exemple, savoir courir pendant 20 minutes à une allure modérée, pousser ou tirer des charges, bref, diverses activités pour juger de leur bonne condition physique). Ces tests ont lieu chaque année durant les 4 mercredis après-midi du mois de juin.  

Comment se déroulent ensuite les 4 années de formation ?

" L’an dernier, 17 enfants

se sont présentés

pour 8 places. "

La première année permet de découvrir le matériel, les valeurs citoyennes (respect de l’autre, grades, réseau associatif, etc.), mais on ne fait pas porter de charges lourdes aux enfants, justement pour respecter leur croissance.
La deuxième année pourrait s’intituler « parcours de connaissances du matériel » : on rappelle quelques bases de première année et on rajoute des modules plus contextualisés (porter des échelles ou apprendre les premiers gestes de secours).  

Durant la troisième année, on rentre un peu plus dans l’utilisation du matériel : on fait faire aux jeunes des manœuvres incendie, on leur apprend à déployer des échelles, etc.  Enfin, la quatrième année est une année de contextualisation professionnelle, avec des scénarios les plus crédibles et les plus proches possibles de la réalité (exemples : comment réagir en cas de fracture, d’arrêt cardiaque, de malaise, d’incendie, etc.). 

Que font-ils au bout de 4 ans ?

À la fin de la 4e année, ils passent le brevet national de jeune sapeur-pompier dans des centres de formation, pour lequel ils sont évalués par des sapeurs-pompiers. Il y a des épreuves sportives et des mises en situation. Ils peuvent ensuite devenir sapeurs-pompiers volontaires.

Combien avez-vous de demandes chaque année ?

L’an dernier, 17 enfants se sont présentés pour 8 places. En général, je suis presque à 50 % de garçons et 50 % de filles.

Existe-t-il un profil type pour devenir JSP ?

Non, nous avons deux publics : ceux dont certains membres de la famille sont déjà pompiers et les autres qui, lors d’une JPO (journée portes ouvertes), s’intéressent pour la première fois à ce métier. J’ai parfois vu des jeunes très réservés se métamorphoser au bout d’un an, s’ouvrir aux autres, et mieux communiquer.

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Auteur
Onisep