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Le goût du voyage et de l’aventure

Régis, 23 ans
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Régis, jeune compagnon
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Onisep
Après la 3e, Régis est entré un peu par hasard à la fédération compagnonnique de Torcy, en Seine-et-Marne, pour y préparer un CAP de menuisier fabricant. Quelques années plus tard, alors qu’il vient d’être reçu Compagnon, il ne tarit pas d’éloges sur ce système de professionnalisation.
Comment êtes-vous entré chez les Compagnons ?

Après le collège, je cherchais à m’orienter vers un métier manuel, sans savoir très bien lequel. Je suis allé aux portes ouvertes de deux établissements dans ma région, près de Melun, et celui des Compagnons m’a semblé le plus intéressant même si, à l’époque, je ne connaissais pas grand-chose à ce système. Je voulais surtout obtenir mon CAP…

Comment vous êtes-vous retrouvé sur le Tour ?

Après mon CAP, mon formateur, Compagnon lui-même, m’a proposé de faire un autre CAP d’installation en menuiserie en un an avant d’envisager la préparation du BP (brevet professionnel), indispensable pour s’installer. Après ce diplôme, il m’a donné le choix de poursuivre mon parcours en brevet professionnel ou de partir pour le Tour de France. Comme je vivais chez mes parents et n’avais pas encore d’attaches, j’ai choisi l’aventure du Tour. Avant de prendre ma décision, je suis allé vivre deux semaines à Grenoble, dans une maison des Compagnons. La journée, j’étais chez un patron, et le soir, je retrouvais les itinérants sur le Tour. J’ai découvert des jeunes passionnés par leur métier. Ils descendaient tous les soirs au dîner après s’être changés et, ayant une certaine idée de la rigueur… ça m’a plu.

Racontez-nous votre expérience du Tour de France.

J’ai prévu d’aller en Inde [...]Pour corser un peu la chose, j’irai en stop !

Ma première année, je l’ai faite à Grenoble chez un Compagnon menuisier. Le soir, de 20 h à 22 h, on avait des cours, essentiellement de tracé, avec un Compagnon. Ensuite, je suis allé à Limoges où, en fin d’année, j’ai pu présenter un premier ouvrage pour devenir affilié menuisier. Après cela, j’ai travaillé un an à Lyon puis, la 5e année, à Agen dans une vieille menuiserie à l’ancienne. Enfin, j’ai été envoyé à Orléans où, en fin d’année, je me suis présenté pour être Compagnon. 

Cela implique d’avoir terminé un ouvrage personnel d’environ 400 heures de travail qu’il faut réussir à caser entre l’entreprise, les cours du soir et du samedi matin. Mais pour devenir Compagnon, la maîtrise professionnelle compte autant que l’attitude. Le Tour représente des années intenses mais très riches.  

Quels sont vos projets maintenant que vous êtes Compagnon ?

Notre système de formation repose sur le bénévolat. J’ai commencé à enseigner dans le CFA où j’avais moi-même démarré, en remplaçant mon formateur ! J’ai pour ambition de mener tous mes élèves jusqu’au BP. Ensuite, j’ai prévu d’aller en Inde retrouver un ami que j’ai rencontré pendant le Tour. Il a monté une entreprise de menuiserie là-bas. Le Tour m’a donné le goût du voyage et de l’aventure. Pour corser un peu la chose, j’irai en stop !

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Onisep

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